chapitre VI A

Mon credo

En soins palliatifs, nous devons être les médecins les plus à l’aise avec la prescription et l’utilisation des opioïdes.

Le médecin de soins palliatifs se doit de connaître tous les opioïdes qui sont utilisés en clinique. Chaque malade est différent quant au stade d’une maladie cancéreuse, quant à l’état général global caractérisé par ses paramètres biologiques, quant aux comorbidités et quant aux autres traitements concomitants.

Différents opioïdes au point de vue chimique

Il est important de savoir ce que sont les différents opioïdes que nous aurons à employer en clinique. Trop souvent les médecins connaissent les noms des opioïdes mais ne savent pas les différencier les uns des autres en fonction de leurs caractéristiques cinétiques et dynamiques.

Il est important de savoir que les opioïdes ne partagent entre eux que le nom et sont très inhomogènes comme classe médicamenteuse. 

Papillons intermittents, perfusion SC et timbres fentanyl ou buprénorphine. Le choix de l’emplacement peut affecter l’absorption et l’effet!

L’utilisation des voies transdermique et sous cutanée méritent qu’elles soient bien utilisées afin de maximiser l’effet escompté.

Physiologiquement et anatomiquement, il est conseillé de rechercher les endroits dans lesquels on retrouvera le plus de circulation tant lymphatique que veineuse.

C’est la raison pour laquelle les endroits privilégiés d’installation sont les régions thoraciques, dorsales hautes  et abdominales.

Un médicament libéré dans la voie GI, c’est facile d’administration; est-ce toujours très efficace? Attention au tractus digestif du patient qui prend la pilule!

Plusieurs paramètres dont il faut tenir compte:

 

Si Voie orale :

    Milieu acide
    Interaction alimentaire
    Métabolisme
    Dégradation
    Mauvaise biodisponibilité

 

Si Voie rectale :

Biodisponibilité variable
    Peu de Rx se qualifient