Les facteurs de risque
10% des cancers du sein s''expliquent par des facteurs génétiques et familiaux.
Le Tableau I résume les principaux facteurs de risque du cancer du sein.
80 à 85 % des femmes avec un cancer du sein, donc la grande majorité, ne présentent aucun des facteurs de risque énumérés dans ce tableau, mis à part le fait d’être une femme (à peine 1 % des cas surviennent chez des hommes) et d’avancer en âge, facteurs de risque universels. Il est donc important de nuancer les facteurs cités de ce tableau qui ne s’appliquent pas à toutes les femmes. Il faut surtout ne pas minimiser le risque de cancer du sein, celui qui concerne toutes les femmes.
1) Les femmes ont 100 fois plus de risque d'avoir un cancer du sein comparé aux hommes, pour lesquels ce cancer est alors le plus souvent d'origine génétique.
2) L'âge est un facteur de risque important de cancer du sein1.
Le risque d’avoir un cancer du sein augmente avec l’âge, mais l’incidence de ce cancer est significative dès l’âge de 25 ans : la probabilité selon l'âge, pour une femme canadienne, d’être atteinte d’un cancer du sein au cours des dix années à venir, est de:
- 0,4 % avant l’âge de 40 ans,
- 1,2 % entre 40 et 50 ans,
- 2,3 % entre 50 et 60 ans
- 3 % entre 60 à 80 ans
3) La densité mammaire augmente légèrement le risque de cancer du sein. C'est un facteur essentiellement héréditaire. On définit un sein dense par un sein qui comporte au moins 75% de tissu conjonctif et glandulaire comparé au tissu adipeux2. La densité mammaire est plus faible chez les femmes actives physiquement, celles avec une alimentation faible en lipides et celles sous tamoxifène3. La prise d'estrogènes et de progestérone à la ménopause augmente la densité mammaire alors que le tamoxifène réduit la densité mammaire. Nous ne disposons pas de recommandations de dépistage différentes pour les femmes avec des seins plus denses.
4) Les maladies bénignes du sein prolifératives, surtout celles avec atypies, augmentent le risque de cancer du sein
5) L'hormonothérapie progestative pour traiter la ménopause (seule ou combinée) est reconnue comme un facteur de risque de cancer du sein dans l'étude WHI (Women Health Initiative) alors que la prise d'estrogène seul (femmes hystérectomisées par exemple) n'augmente pas ce risque et même peut le réduire4. Les inhibiteurs de l'aromatase visent justement à réduire l'effet des estrogènes endogènes chez les femmes ménopausées5. L’augmentation modeste du risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées sous estrogénothérapie long terme combinée à des progestatifs inquiète plusieurs. Il est important de relativiser ces risques en fonction de la qualité de vie d’une femme ménopausée et ses autres facteurs de risque de cancer du sein. Puisque le progestatif est en cause ici, on peut peser le pour et le contre, entre donner le progestatif en association pour prévenir un risque augmenté de cancer de l'endomètre sur une estrogénothérapie isolée, versus laisser une femme sous estrogénothérapie seule. Tableau I. Il y aurait en effet une action neutre des estrogènes non opposés par des progestatifs sur le cancer du sein chez les femmes ménopausées.6
6) Les contraceptifs progestatifs augmentent très légèrement le risque de cancer dans certains études plus récentes, et ce risque disparait 5 ans après leur arrêt78. L'incidence du cancer du sein étant très faible chez les jeunes femmes, celles de 35 ans et moins, et celles-ci étant plus à risque de grossesse, on s'inquiète donc plus chez les femmes de plus de 35 ans.
7) L'obésité ((IMC de 35 et plus) est un facteur de risque augmenté de cancer du sein91011. La conversion des précurseurs des estrogènes en estradiol et estrone est augmentée par le tissu adipeux. Une alimentation pauvre en gras saturés de type méditérranénne apporte une certaine protection contre les cancers en général. Il en est de même avec le fait de ne pas fumer et de ne pas consommer régulièrement de l'alcool: moins d'une consommation par jour correspond à un risque faible, versus 3 consommations et plus qui constitue un risque élevé12.
8) La densité osseuse accrue est un facteur de risque concomittant et non causal de cancer du sein. En effet, le tissu osseux est sensible aux estrogènes circulants. Une densité osseuse accrue témoigne d'une exposition osseuse accrue à la fois pour le tissu osseux mais aussi mammaire13.
9) Un antécédent personne de cancer du sein invasif ou insitu (pour le sein controlatéral ou le tissu mammaire résiduel). Une étude démontre l'apparition d'un cancer du sein chez 4% des femmes suivies sur une période de 7 ans après avoir traitées pour un cancer du sein14. Une autre étude démontre un risque de 0,2% par an pour les premières 5 années, puis de 0,5% par année pour les 5 années qui suivent15. Il est important de savoir que le risque de récidive n'est jamais absent: ce risque persiste quelque soit la période de temps après avoir fait un 1e cancer du sein.
9) Une histoire familiale de cancer du sein
Une histoire familiale de cancer du sein chez une parente de 1e degré, surtout chez une femme de moins de 60 ans, double le risque de cancer du sein16. Ce risque triple si 2 parentes de 1e degré ont fait un cancer du sein.
10) Un facteur génétique.
On divise cliniquement les femmes à risque de cancer du sein en deux groupes, celles à risque faible et celles à risque élevé, ce deuxième groupe étant lui même divisé en deux sous-groupes, les femmes à risque élevé et les femmes à risque très élevé, essentiellement en lien avec des mutations génétiques.
Seuls 6% des cancers du sein surviennent chez des femmes avec un des facteurs génétiques ci-dessous:
- Mutation BRCA 1 ou 2
- BARD1 (impliqué dans le BRCA1/2)
- STK11 (Peutz-Jeghers)
- PTENC (Syndrome d'hamartome tumoral)
- CDH1 (Syndrome du cancer gastrique diffus)
- PALB2/BRCA2
- CHEK2 (kinase 2)
- Variante 1100delC
- Mutations RAD51C et D
Ces cas complexes devraient être suivis en spécialité en raison du risque augmenté et de la complexité du suivi.
Le risque cumulatif à l'âge de 70 ans d'une femme porteuse de la mutation BRCA1 est de 60% pour le cancer du sein et DE 59% pour le cancer de l'ovaire.
Le risque cumulatif à l'âge de 70 ans d'une femme porteuse de la mutation BRCA 2 est de 55% pour le cancer du sein et 16, 5% pour le cancer de l'ovaire.
Le risque cumulatif à vie de faire un cancer du sein pour les femmes avec la mutation PALB2/BRCA2 est de 53%.
Chez les femmes porteuses des mutations BRCA l'ovariectomie prophylactique diminue de façon significative le risque de cancer du sein (50% avec la mutation BRCA 1), surtout lorsque effectuée de façon précoce.
Tableau I -
|
Principaux facteurs de risque du cancer du sein * 17. |
||
|
|
||
|
Âge avancé (70 ans et plus) |
|
|
|
Facteurs génétiques
Mutations génétiques (BRAC 1, BRAC 2, autres) : représentent 6 % de tous les cas de cancers du sein avec un risque très élevé |
|
|
|
Antécédents familiaux de cancer du sein ou des ovaires chez un parent du premier degré (mère, sœur). |
|
|
|
Exposition à de la radiothérapie au thorax ou exposition professionnelle aux radiations ionisantes (imagerie médicale) avant l’âge de 45 ans, surtout entre l’âge de 10 et 14 ans 19. À noter que les mammographies répétées ne donnent pas d’irradiations à doses suffisamment élevées pour provoquer un cancer du sein. |
|
|
|
Certaines maladies prolifératives bénignes du sein telles qu’un fibro-adénome complexe, un papillome intra-canalaire, une hyperplasie atypique, ou des atypies multifocales (risque plus important) 20. Les changements fibrokystiques, les papillomes solitaires, les métaplasies squameuses, les ectasies canalaires, les mastites, les kystes et les fibro-adénomes simples n’augmentent pas le risque de cancer du sein. |
|
|
|
Facteurs hormonaux Le fait d’être nullipare 21. |
|
|
|
Première grossesse à terme à un âge plus avancé (plus de 30 ans) 22. |
|
|
|
Puberté précoce (avant l’âge de 12 ans) |
|
|
|
Peu ou pas d’allaitement maternel : réduction de 4,3 % du risque pour chaque 12 mois d’allaitement 23 |
|
|
|
Ménopause tardive (après l'âge de 55 ans) |
|
|
|
Prise d’hormones de remplacement à la ménopause, œstrogène et progestatif combinés: risque faible à partir de la cinquième année. Pas d’augmentation du risque pour un traitement court terme (moins de 5 ans); Risque augmenté par les progestatifs seuls. 24 |
|
|
|
Facteurs impliquant le mode de vie Obésité L’augmentation du cancer du sein chez les femmes obèses (IMC 30 et plus) et celles en surpoids (IMC 25-30) semble s’expliquer par des niveaux circulants d’œstrogènes plus élevés en raison de la conversion de leurs précurseurs surrénaliens et ovariens (DHEA) par le tissu adipeux en œstradiol et estrone mais aussi de l'effet résultant de la cascade métabolique suivante: adipokines-résistance à l'insuline-activation des récepteurs estrogéniques 25. La présence de tissu adipeux abdominal chez les femmes pré-ménopausées est particulièrement associée avec un risque augmenté de cancer du sein 26 27 28. |
|
|
|
Sédentarité ( controversée, l’exercice régulier n’offrirait qu’une modeste protection) 29 |
|
|
|
Alcool. Deux à cinq consommations par jour d’alcool Tabagisme |
|
|
La consommation d'alcool demeure un facteur de risque démontré, proportionnel de façon linéaire à la quantité ingérée.
Les preuves de risque augmenté en lien avec les autres facteurs diététiques sont inconsistantes (aliments gras, viandes rouges, protéines animales) mais elles font l'objet de recherches importantes actuellement. Elles sont grandement limitées par le fait qu'on ne peut diviser l'alimentation en composantes individuelles puisqu'elle est un tout. Une diète riche en fibres et pauvre en gras serait possiblement associée à un risque plus faible de cancer en général et aussi de cancer du sein, mais ces études d'observations doivent être interprétées avec prudence, d'autant plus qu'elles ne font pas la différence entre une diète riche en protéines animales versus une diète riche en gras, deux composantes des produit alimentaires de source animale.
On retient pour le moment qu'une alimentation qui accorderait une prépondérance aux aliments végétaux pourrait être protectrice pour les cancers en général et donc aussi pour le cancer du sein, et que le principal facteur de risque réversible du cancer du sein est le surpoids/obésité 30. En effet les données en faveur d'une alimentation saine semblent concluantes: une telle alimentation semble réduire le risque général de cancer et celui du cancer du sein .
Les aliments à base de soya constitue la base de l'alimentation asiatique depuis des millénaires: ils sont riches en isoflavones qui appartiennent à la famille des phyto-estrogènes, d'où la crainte théorique des années passées de la part des occidentaux face à ces produits alimentaires nouveaux pour eux. Cette inquiétude n'avait pas de support épidémiologique puisque les femmes asiatiques vivant en Asie avec une alimentation traditionnelle riche en isoflavones et pauvre en protéines animales ont un risque de cancer du sein inférieur aux femmes occidentales, et que ces femmes asiatiques, en migrant en Occident, augmentaient rapidement leur risque de cancer du sein en optant pour l'alimentation occidentale. Une méta-analyse portant sur des femmes asiatiques consommant une grande quantité d'aliments riches en isoflavones a permis de rassurer les femmes qui consommaient des produits de soya puisqu'elle a démontré une réduction du risque de cancer du sein chez ces femmes31 32 33. Une autre méta-analyse s'intéressant cette fois-ci aux femmes occidentales n'a pas démontré d'augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes consommant plus d'isoflavones 34. Il n'y a donc pas d'évidence supportant le fait de recommander une réduction de consommation de produits de soya dans la population générale ou chez des femmes ayant souffert de cancer du sein, mais cette conclusion ne devrait pas être extrapolée aux suppléments d'isoflavones puisque ceux-ci n'ont pas fait l'objet d'études robustes.
Une association possible entre les produits laitiers et le cancer du sein fait l'objet de controverse importante depuis plusieurs années (risque accru de cancer avec la caséine ?) mais sans évidences concluantes. Le consensus actuel, en l'absence de données claires, est de limiter la consommation des produits laitiers gras (fromage gras surtout ) dans le cadre d'une alimentation équilibrée 35 36.
Ne sont pas des facteurs de risque de cancer du sein les traitements hormonaux d'infertilité, les avortements et les implants mammaires
- 1. Division de la surveillance et de l’évaluation des risques. CPCMC. Santé Canada : surveillance du cancer en direct; http://dsol-smed.phac-aspc.gc.ca/dsol-smed/index.html(link is external)
- 2. McCormack VA et al; Breast density and parenchymal patterns as markers of breast cancer risk: a meta-analysis. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2006;15(6):1159.
- 3. Advani SM et al; Breast Cancer Surveillance Consortium; Association of Breast Density With Breast Cancer Risk Among Women Aged 65 Years or Older by Age Group and Body Mass Index. JAMA Netw Open. 2021;4(8):e2122810.
- 4. Chlebowski RT et al; Association of Menopausal Hormone Therapy With Breast Cancer Incidence and Mortality During Long-term Follow-up of the Women's Health Initiative Randomized Clinical Trials. JAMA. 2020;324(4):369.
- 5. Farhat GN et al; Sex hormone levels and risks of estrogen receptor-negative and estrogen receptor-positive breast cancers. J Natl Cancer Inst. 2011;103(7):562.
- 6. Anderson, GL, Limacher, M, Assa, AR, et al. Effects of conjugated equineestrogen in postmenopausal women with hysterectomy : the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. JAMA 2004 : 291 :1701
- 7. Endogenous Hormones and Breast Cancer Collaborative Group; Sex hormones and risk of breast cancer in premenopausal women: a collaborative reanalysis of individual participant data from seven prospective studies. Lancet Oncol. 2013;14(10):1009.
- 8. Fitzpatrick D et al; Combined and progestagen-only hormonal contraceptives and breast cancer risk: A UK nested case-control study and meta-analysis. PLoS Med. 2023;20(3):e1004188.
- 9. Apovian CM; Obesity: definition, comorbidities, causes, and burden. Am J Manag Care. 2016;22(7 Suppl):s176
- 10. Lauby-Secretan B et al; International Agency for Research on Cancer Handbook Working Group; Body Fatness and Cancer--Viewpoint of the IARC Working Group. N Engl J Med. 2016;375(8):794.
- 11. Neuhouser ML et al; Overweight, Obesity, and Postmenopausal Invasive Breast Cancer Risk: A Secondary Analysis of the Women's Health Initiative Randomized Clinical Trials. JAMA Oncol. 2015;1(5):611.
- 12. White AJ et al; Lifetime Alcohol Intake, Binge Drinking Behaviors, and Breast Cancer Risk. Am J Epidemiol. 2017;186(5):541.
- 13. Chen Z, Arendell L et al; Women's Health Initiative Program, National Heart, Lung and Blood Institute, US Department of Health and Human Services; Hip bone density predicts breast cancer risk independently of Gail score: results from the Women's Health Initiative. Cancer. 2008;113(5):907.
- 14. Nichols HB et al; Declining incidence of contralateral breast cancer in the United States from 1975 to 2006. J Clin Oncol. 2011;29(12):1564.
- 15. Pan H et al; EBCTCG; 20-Year Risks of Breast-Cancer Recurrence after Stopping Endocrine Therapy at 5 Years. N Engl J Med. 2017;377(19):1836.
- 16. Reiner AS et al; WECARE Study Collaborative Group, Bernstein JL ; Breast Cancer Family History and Contralateral Breast Cancer Risk in Young Women: An Update From the Women's Environmental Cancer and Radiation Epidemiology Study.J Clin Oncol. 2018;36(15):1513.
- 17. Statistiques Canadiennes sur le cancer 2016 www.cancer.ca
- 18. Familial breast cancer : collaborative reanalysis of individual data from 52 epidemiological studies including 58 209 women with breast cancer and 101 986 women without the disease. Lancet 2001 : 358 :1389
- 19. John, EM, Kelsey, JL. Radiation and other environmental exposures and breast cancer. Epidemiol rev 1993; 15 :157
- 20. Degnim, AC, Visscher, DW, Berman, HK, et al, Stratification of breast cancer risk in women with aypia : a Mayo cohort study. J Clin Oncol 2007; 25 :2671
- 21. Colditz, GA, Rosner, B. Cumulative risk of breast cancer to age 70 years according to risk factor status : data from the Nurses’Health Study. Am J Epidemiol 2000 ; 152 : 950
- 22. Clemons, M, Goss, P. Estrogen and the risk of breast cancer. N Engl J Med 2001; 344 :276
- 23. Breast cancer and breastfeeding : collaborative reanalysis of indicudual data from 47 epidemiological studies in 30 countries , including 50 302 women with breast cancer and 96 973 women without the disease. Lancet 2002; 360 :187
- 24. Chlebowski. RT, Hendrix, SL, Langer, RD, et al. Influence of Estrogen Plus Progestin on Breast Cancer and Mammography in Healthy Postmenopausal Women : The Women’s Health Initiative Randomized Trial. JAMA 2003; 289 :3243
- 25. Hankinson, SE, Willett, WC, Manson, JE et al. Alcohol, height, and adiposity in relation to estrogen and prolactin levels in post menopausal women. J Natl Cancer Inst 1995; 87 :1297
- 26. Reeves GK, Pirie K and Beral V et al. (2007) Cancer incidence and mortality inrelation to body mass index in the million women study: cohort study BMJ 335 : 1134
- 27. Cheraghi Z, Poorolajal J and Hashem T et al (2012) Effect of body mass index on breast cancer during premenopausal and postmenopausal periods: a meta-analysis PloS One 7 e51446
- 28. Lauby-Secretant, B et al ; Body Fatness and Cancer -Viewpoint of the IARC Working Group ; N Engl J Med. 2016; 375:794-798
- 29. Mertens, AJ, Sweeney, C, Shahar, E et al. Physical activity and breast cancer incidence in middle-aged women : a prospective cohort study. Breast Cancer Res Treat 2006 : 97 :209
- 30. Aune D, Chan DS and Vieira AR et al (2012) Fruits, vegetables and breast cancer risk: a systematic review and meta-analysis of prospective studies Breast Cancer Res Treat 134 479–493
- 31. Chen M et al; Association between soy isoflavone intake and breast cancer risk for pre- and post-menopausal women: a meta-analysis of epidemiological studies. PLoS One. 2014;9(2):e89288.
- 32. Wu AH, Yu MC and Tseng CC et al (2008) Epidemiology of soy exposures and breast cancer risk Br J Cancer 98 9–14
- 33. Chen M, Rao Y and Zheng Y et al (2014) Association between soy isoflavone intake and breast cancer risk for pre- and post- menopausal women: a meta-analysis of epidemiological studies PloS One 9 e89288
- 34. Nechuta SJ, Caan BJ and Chen WY et al (2012) Soy food intake after diagnosis of breast cancer and survival: an in-depth analysis of combined evidence from cohort studies of US and Chinese women Am J Clin Nutr 96 123–132
- 35. DongJY,ZhangLandHeK(2011)Dairy consumption and risk of breast cancer:a meta-analysis of prospective cohorts tudies Breast Cancer Res Treat 127 23–31
- 36. KroenkeCH,KwanMLandSweeneyCetal(2013)High-andlow-fat dairy intake,recurrence,andmortality after breast cancer diagnosis J Natl Cancer Inst 105 616–623